L’eau est un composé de tous les organismes vivants connus. Le corps humain est ainsi composé à 60% d’eau pour l’adulte, et 70% chez les nourrissons.
Près de 70% de la surface de la Terre est recouverte d’eau (97% d’eau salée et 3% d’eau douce dans différents réservoirs), essentiellement sous forme d’océans. Mais l’eau est aussi présente sous forme gazeuse (vapeur d’eau) et solide (glace).
Une étendue d’eau peut être un océan, une mer, un lac, un étang, un fleuve, une rivière, un ruisseau, un canal…La circulation de l’eau au sein de ces différents compartiments terrestres est décrite par le cycle de l’eau.
Source de vie et objet de culte depuis les origines de l’homme, l’eau est conjointement un produit de l’économie et un élément majeur de l’environnement.
Si dans nos sociétés occidentales l’eau semble inépuisable, il n’en va pas de même ailleurs. Les gens qui vivent dans le Tiers monde réalisent l’inconscience avec laquelle les occidentaux gaspillent l’eau potable. Ayant l’illusion que l’eau est une source intarissable et gratuite, ils la dilapident avec allégresse.
Mais cette dilapidation de l’eau va devoir prendre fin, même pour les pays riches qui vont éventuellement faire face à une pénurie. Même si l’eau recouvre 71% de la surface de la terre, nous allons manquer d’eau potable. Sur le mince 3% d’eau douce, il y en a les trois quarts qui sont emprisonnés dans les calottes glacières et les glaciers. Il ne reste donc qu’à peine 1% qui se présente sous une forme liquide, souvent difficilement accessible.
La demande en eau potable a doublé en vingt ans et ce pour les raisons suivantes : 1) l’accroissement de la population ; 2) l’intensité de l’agriculture pour nourrir de plus en plus de gens ; 3) la pollution de l’eau disponible. En l’an 2000, seuls deux fleuves dans le monde étaient considérés comme sains : Le Congo et l’Amazone. Actuellement, les lacs s’assèchent, les glaciers fondent, la terre se déshydrate et les humains s’attaquent aux dernières réserves d’eau douces, celles des nappes phréatiques. L’eau est ainsi pompée beaucoup plus rapidement que sa vitesse de renouvellement.
Il en résulte que le manque d’eau qui menaçait 950 millions de personnes en 1999 et un milliard en l’an 2000, touche actuellement 2,5 milliards d’êtres humains sur la terre. Au rythme où on épuise l’eau, il est à prévoir que les deux tiers de la population mondiale n’auront plus d’eau en 2050. Seulement qu’une trentaine de pays resteront autosuffisants, dont l’Australie, le Brésil, la Russie et les pays d’Europe du Nord et de l’Ouest.